En Israël, la campagne
internationale de boycott commence à faire peur car chaque jour elle prend de
l’ampleur.
Cette semaine dans la presse
française plusieurs dossiers ont été publiés sur cette campagne qui vise par
des voies non violentes à faire pression sur l’Etat hébreu afin de l’amener
à respecter les droits des Palestiniens.
Jeudi 6 février, le journal La Croix consacrait sa page Une et deux
grandes pages intérieures à cette question du boycott d’Israël ; la veille
le 5 février, l’hebdomadaire l’Express
publiait un article sur le même sujet.
Partout on s’intéresse à ce grand
mouvement international de boycott contre l’Etat hébreu.
Et aujourd’hui, dans la presse
internationale on suit de près les stratégies d’expropriation mises en œuvre
par Israël, que de moins en moins de gens dans le monde supporte.
Actuellement la campagne de
boycott prend une nouvelle dimension : de plus en plus d’entreprises se
désengagent et retirent leurs investissements, des fonds souverains et des
banques cessent leurs financements, des universités rompent leur partenariat de
recherche, des artistes refusent de se produire sur les scènes israéliennes.
Les milieux d’affaires s’alarment et l’Etat hébreu se sent de plus en plus
isolé dans le monde.
Dans ce contexte nouveau, la
France fait figure d’exception. Elle est aujourd’hui le seul pays au monde où
ceux qui appellent au boycott sont traduits devant des tribunaux. La ministre
Christiane Taubira refuse jusqu’à présent de supprimer la circulaire Alliot
Marie qui criminalise l’appel au boycott, un acte de solidarité que chacun
d’entre nous devrait pouvoir exercer librement.
Il n’est pas une journée sans
qu’Israël poursuive et intensifie sa politique d’occupation et de colonisation
d’un territoire qui n’est pas le sien.
Cette semaine les forces israéliennes
d’occupation ont encerclé le village Ain Hejleh, situé près de la mer morte,
qui résiste à la colonisation. L’armée d’occupation se tient prête
à l’assaut du village.
Le 5 février dernier, dans plusieurs
villages du Néguev, Israël a procédé à la destruction de terres plantées de
blé, d’orge et de légumes. Le même jour, Israël décide de construire 350
nouveaux logements pour les colons à Jérusalem-Est.
Vendredi 7 février, on apprend
que dans le village de Wadi Fukin, situé à quelques kilomètres de Bethléem,
l’armée est intervenue pour saccager des terres
agricoles et déraciner plus d'une centaine d’oliviers. « Elle aura bien du
mal à invoquer des raisons de sécurité pour justifier ces exactions qui ne
visent en fait qu'un but : décourager les paysans de continuer à résister en
cultivant leurs terres pour pouvoir ensuite mieux les confisquer », écrit dans
un communiqué, Guy Perrier, Président de l’Association France Palestine Solidarité
de Lorraine Sud...C’est la troisième intervention que les habitants de Wadi
Fukin subissent depuis un an, précise-t-il.
Le
village où beaucoup de Lorrains se sont rendus, est bien connu. Des élus
locaux, député, conseillers municipaux, conseillers régionaux et conseillers
généraux y sont allés à plusieurs reprises pour apporter leur soutien à un
programme de modernisation agricole financé en partie par des fonds publics
français. Aujourd’hui les Israéliens détruisent ce que nous avons aidé à
construire.
Dans son communiqué Guy Perrier
s’adresse aux élus. Il compte sur eux pour « d’une
part intervenir directement auprès des autorités israéliennes et d'autre part
interpeller le gouvernement français qui est totalement silencieux face à
l'impunité d'Israël. De plus en plus de pays en Europe prennent des mesures
pour dissuader leurs entreprises d'aider à la colonisation de la Palestine.
C'est le cas de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, du Danemark et tout récemment
de l'Allemagne ».
Pourquoi
la France qui fut à une certaine époque à la pointe de l'Europe dans la
politique par rapport au Proche-Orient, est-elle maintenant à la traîne ?
François Baudin
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