mercredi 16 décembre 2020

Des nuits sans lune, un témoignage de Khouaja Abderrahman

 Les blessures sont-elles guéries ou saignent-elles depuis cet instant d'obscurité où on a amené dans les prisons marocaines, une myriade de personnes, les yeux bandés, vers des caves obscures, vers un destin inconnu, un espace intermédiaire entre la vie et le trépas. Une question à laquelle ne peut, de toute évidence, répondre que celui qui a goûté le poison, dans son corps et son âme, le poison de la torture et des chaînes s'entend.

L'incarcération est un mal, certes, un drame, qui porte en lui les secrets de personnes en chair et en os, et c'est précisément ces secrets qu'essaie de nous révéler avec beaucoup de finesse le présent texte qui s'intitule Des nuits sans lune, et qui échappe à toute catégorisation littéraire puisqu'il tient de l'autobiographie, du journal intime, du récit carcéral dans les bagnes marocains, émaillé de fragments poétiques. La prose se conjugue, dans ce récit, avec la poésie dans une harmonie largement assurée par l'auteur-témoin, Abderrahman Khouaja.

 

Le texte, dédié à tous ces gens conduits dans la nuit obscure vers des lieux non moins obscures, est un document historique d'une extrême importance, un témoignage vif de l'époque connue sous le nom d'années de braise et de plomb.

C'est aussi un chef d'œuvre de littérature qui contient une kyrielle d'éléments d'ordre sociologique et historique qui méritent l'attention de qui voudrait acquérir une bonne connaissance de la société sahraouie, ses coutumes, ses faiblesses, sa grandeur, la complexité de sa simplicité.



 

BON DE COMMANDE

 

Kairos

33, rue Ludovic Beauchet

Nancy 54000

Kairos-nancy@laposte.net

 

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Des nuits sans lune

15 € l’exemplaire)

+ Frais d’envoi : 4 €

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dimanche 25 octobre 2020

Les oliviers poussent encore à Gaza : le septième recueil de poésie de Ziad Medoukh


Les oliviers poussent encore à Gaza, est le septième recueil de poésie de Ziad Medoukh, et son onzième livre publié en français. Ce titre choisi pour son nouveau recueil témoigne de la volonté de toute une population de continuer à s'accrocher à la vie. Si les forces de l'occupation israéliennes ont décidé de détruire tout en Palestine, les Palestiniens construisent et reconstruisent, car ils aiment la vie….

Ziad Medoukh, le poète, l’écrivain, le militant engagé pour sa cause, et le simple citoyen palestinien, écrit ses poèmes en français, afin de les partager avec le monde francophone. Ses mots sont des mots d’espoir, de résistance, au milieu de l’enfer de Gaza. Il écrit en français, cette langue qui est pour lui, langue «  de paix et d’espoir ». Lui comme son peuple debout, aime la vie. Il chante dans ses poèmes l’amour de sa patrie, la Palestine, l’attachement à sa ville natale, Gaza, la résistance par la non-violence, par l’éducation et par la fidélité à sa terre. Il évoque l’engagement des femmes palestiniennes, le rôle de la jeunesse dans la société. Il évoque dans ces nouveaux poèmes écrits entre 2019 et 2020, la grande marche du retour dans la bande de Gaza, qui entre dans sa deuxième année, il rend hommage aux enfants et aux femmes assassinés par les snipers israéliens sur les frontières de Gaza, mais, il montre la volonté de cette population civile enfermée dans un double confinement ces derniers mois, de dire non à l'injustice, et de continuer la vie en toute dignité en dépit d'un contexte très particulier et une période très difficile avec l'épidémie du coronavirus arrivée jusqu'à cette enclave isolée.

 

 

BON DE COMMANDE

 

Kairos

33, rue Ludovic Beauchet

Nancy 54000

Kairos-nancy@laposte.net

 

Veuillez expédier……exemplaire(s) du livre

 

Les oliviers poussent encore à Gaza

poèmes de Ziad Medoukh

 (13 € l’exemplaire)

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vendredi 23 octobre 2020

Librairie "Les deux cités" : au lieu d'interdire, débattons.

 


Une petite précision de Kaïros : lorsque les deux gérants de la librairie Les deux Cités ont constitué leur fond, ils ne sont pas venus voir Kaïros, mais sont allés chez le diffuseur. Kaïros n'a fait aucune démarche commerciale auprès d'eux. Merci à l'Est-Républicain qui met le débat sur la place publique.

lundi 12 octobre 2020

Conférence de Philippe Plane le 23 octobre à Pichon : La FLORiDA


 

Conférence débat

 

Vendredi 23 Octobre 2020 à 20H

A la MJC PICHON

7, Boulevard du Recteur Senn- 54000 Nancy

 

A l’occasion de la sortie du livre

Conférence de Philippe Plane

 

LA FLORIDA

 

Une alternative paysanne en

Amérique centrale

 

En 2002, des familles de paysans sans terre décident de s’unir pour occuper une plantation abandonnée appartenant à une banque. Cette lutte durera cinq années, au bout desquelles ils finiront par obtenir le droit de cultiver cette terre et d’y vivre dignement. Ils décident ensemble d’une organisation autogérée, fidèle à leurs aspirations des débuts. C’est cette aventure collective qui est relatée ici, dans le contexte du Guatemala d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

Avec les éditions Kaïros, les membres de l’association Pérégrin’actions, tout juste rentrés du Guatemala, et l’auteur, Philippe PLANE, nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir cette communauté.

jeudi 17 septembre 2020

Conférence de Claude Vautrin consacrée à son dernier livre : Sept voyages initiatiques le 8 Octobre à 20 h, MJC Pichon Nancy




Conférence de Claude Vautrin

 8 octobre à 20 H à la MJC Pichon 

Sept voyages initiatiques !

Le jeudi 8 octobre à 20h la MJC Pichon programme une conférence publique consacré à Sept voyages initiatiques le dernier ouvrage de Claude Vautrin paru chez Kaïros. Avec la complicité de Jean-François Merlin, l’ami baroudeur, et le support d’une projection de photos réalisées durant ses reportages.

Occupé depuis plusieurs décennies à relater l’actualité planétaire, Claude Vautrin, attentif au visible comme à l’invisible, puise dans ses rencontres, ses immersions au bout du monde matière à conter. Du Costa-Rica à la Nouvelle-Zélande, de la Patagonie à une Chine méconnue, de la Namibie au Liban déchiré, la fiction s’invite. La réalité la nourrit.

  

Guerre, attentat, crise économique, catastrophe naturelle : tout événement s’inscrit dans le temps. Se limiter au fait brut, sans en chercher les origines, n’en facilite pas la compréhension. Il en est de même pour tout être humain, toute communauté, toute société, ayant chacun(e) sa propre histoire, bien réelle, souvent méconnue ou oubliée, et son propre imaginaire : mythes, contes, légendes. Occupé à relater l’actualité planétaire, Claude Vautrin, attentif au visible comme à l’invisible, puise dans ses rencontres, ses immersions au bout du monde matière à conter. Du Costa-Rica à la Nouvelle-Zélande, de la Patagonie à une Chine méconnue, de la Namibie au Liban déchiré, la fiction s’invite. La réalité la nourrit.

Sept voyages initiatiques nous la livre.


mercredi 22 juillet 2020

Le dernier livre de Claude Vautrin : Sept voyages initiatiques





le dernier livre de
CLAUDE VAUTRIN

Sept voyages initiatiques


Guerre, attentat, crise économique, catastrophe naturelle : tout événement s’inscrit dans le temps. Se limiter au fait brut, sans en chercher les origines, n’en facilite pas la compréhension. Il en est de même pour tout être humain, toute communauté, toute société, ayant chacun(e) sa propre histoire, bien réelle, souvent méconnue ou oubliée, et son propre imaginaire : mythes, contes, légendes. Occupé à relater l’actualité planétaire, Claude Vautrin, attentif au visible comme à l’invisible, puise dans ses rencontres, ses immersions au bout du monde matière à conter. Du Costa-Rica à la Nouvelle-Zélande, de la Patagonie à une Chine méconnue, de la Namibie au Liban déchiré, la fiction s’invite. La réalité la nourrit. Sept voyages initiatiques nous la livre.





En vente dans toutes les librairies ou chez Kaïros 15 €

jeudi 30 avril 2020

Santé et liberté ! par Claude Vautrin



L’actuel débat sur la santé est majeur, personne n’en disconvient. À la condition que la santé, si négligée au sommet, il n’y a pas si longtemps, ne soit pas prétexte à diluer les autres valeurs essentielles de la République, et parmi elles la liberté qui nous est si chère.
« Clochardisation de notre système de santé », pour reprendre l’éloquente expression de Cynthia Fleury, professeure titulaire de la chaire Humanités et santé au Conservatoire national des arts et métiers (Le Monde 26/03/2020), scandales pharmaceutiques et sanitaires de grande ampleur, étranglement des crédits dédiés à la recherche, suppression par milliers de lits hospitaliers… : les gouvernements successifs n’ont pas fait dans la dentelle ces deux dernières décennies pour plonger la santé publique dans le bain acide du capitalisme néolibéral.
La manière récente - il y a trois mois - de traiter le ras-le-bol des hospitaliers, alertant l’opinion sur les dégâts et les risques majeurs pour l’avenir ajoute à la réflexion. Les séquences de matraquages, de gazages, de répression violente des infirmières et des pompiers en colère restent dans toutes les mémoires éveillées.
De quoi déjà associer dans ce combat - d’hier, d’aujourd’hui et de demain - ces concepts majeurs de la République que sont la liberté et la santé pour tous. On ne fait pas donner du bâton contre les défenseurs des services publics, de la belle idée d’accès universel aux soins, bref de la justice sociale, sans arrière-pensée. Gardons donc ça en mémoire, car les femmes et les hommes en blanc, si adulés, caressés aujourd’hui par le pouvoir en place, auront besoin dès demain de notre vigilance au regard des choix sociétaux, dictés par le financiarisme en vogue ces deux dernières années. Pour avoir observé le monde, je garde en mémoire la démonstration chilienne de telles dérives. Dans ce pays soumis aux Chicago Boys, élèves et disciples de Milton Friedman, l’économiste américain qui a fait du Chili de la dictature Pinochet le laboratoire mondial de l’ultralibéralisme, le service hospitalier public, livré à lui-même, transmet, faute de moyens, ses prérogatives au secteur… privé, à ses potentielles déviances. À Santiago, une clinique voit ainsi sa salle d’attente, dédiée à la chirurgie et en capacité d’accueillir, la semaine, une soixantaine de patients, s’ouvrir à trois cents personnes, les dimanches et jours fériés. Place au « jour des pauvres » ! Vieillard en équilibre instable, faute de béquille, malade fatigué par un long voyage nocturne en bus, famille en angoisse, accompagnant l’enfant blessé, coût majeur du déplacement : peu importe. Il faut se partager les rares sièges, patienter, longtemps parfois. Dans la république renaissante, l’égalité n’a toujours pas force de loi. Faut-il en accepter le prix ?
Ici et maintenant, soyons d’autant plus vigilants qu’à bien observer la gestion au sommet, fût-elle procrastinatrice, de l’actuelle crise sanitaire du Covid, une petite étincelle me fait dire qu’une autre donne se confirme : les effets désormais actés de la « biopolitique », mieux encore du « biopouvoir », ce concept cher au philosophe Michel Foucault.   
Sa vocation ? Gouverner le vivant et surtout contrôler les comportements, les gestes, les déplacements, intra et extra muros, les capacités physiques des uns et des autres à s’adapter à telle ou telle crise, à telle ou telle mesure, sans omettre en parallèle la mise en place de sanctions. Nous y sommes. Pas étonnant qu’ait été édicté en France le montant des amendes à qui enfreindrait le confinement, bien avant que n’ait été pensé le déficit de masques, de tests, de respirateurs… Ce que les migrants testent douloureusement depuis des années, nous en faisons l’expérience aujourd’hui.
On l’a compris, insupportable, la restriction des libertés est en cause. Qu’elle qu’en soit d’ailleurs la dimension, individuelle, sociale, institutionnelle… Ici une résidente d’EPHAD très âgée confinée des semaines durant dans sa chambre étroite au risque de souffrir de pathologies destructrices ; là un uniforme contrôlant le panier de la ménagère et édictant ce qu’il convient ou non de boire, de manger, de développer un bien-être. La nourriture n’est pas que terrestre ! Etonnant, on en convient, que les temples de la lecture - bibliothèques, librairies… - aient été soudainement rayés du quotidien. On a même vu, dans les Vosges, un préfet pondre un arrêté interdisant de dialoguer dans la rue, fût-ce à un mètre de distance, ce qu’il appelait « un rassemblement statique à l’occasion des sorties quotidiennes ». Le document liberticide a été suspendu par le juge des référés, suite au recours de la Ligue des Droits de l’Homme, avec le soutien d’ATTAC 88. N’empêche ! Les forces moralisantes, en proie à l’autoritarisme, veillent. La vigilance citoyenne s’impose. L’affaire n’est pas que locale. N’a-t-on pas vu, comme réponse à la crise depuis mars dernier, les lois du travail bousculées par ordonnance, une Assemblée Nationale prise en otage et en incapacité de débattre des mesures de sortie du confinement. Un manque d’autant plus inquiétant que ces dernières étaient assorties à l’application numérique « Stop Covid 19 ». L’idée cette fois ? « Surveiller les déplacements des personnes au moyen de leur smartphone ». Certains fatalistes me diront qu’il en est déjà ainsi. Certes, mais le développement d’une technologie employée par l’Etat à des fins de contrôle social mérite au minimum un débat national. À moins de vivifier l’axe Paris-Pékin !

Claude Vautrin
(Écrivain-journaliste)